
Les lavoirs de Vaux : bien plus qu’un lieu pour laver le linge
Avant l’arrivée de la machine à laver, la lessive était une tâche longue et pénible, qui reposait principalement sur les femmes.
À genoux au bord de l’eau, elles frottaient, battaient puis rinçaient le linge. Mais le lavoir n’était pas seulement un lieu de travail : c’était aussi un lieu de rencontre et de conversation, où l’on échangeait les nouvelles du village et où l’on pouvait, pendant quelques instants, échapper aux tâches quotidiennes.
Autour de la lessive existaient également de nombreuses croyances. Il était par exemple déconseillé de laver son linge pendant la Semaine sainte, durant les trois jours précédant l’Ascension ou encore le vendredi. Certaines façons d’étendre le linge étaient elles aussi censées porter bonheur… ou malheur !
À Vaux, deux lavoirs témoignent encore de cette vie quotidienne d’autrefois.
Le premier, situé rue de Vaux, est alimenté par une source. Restauré grâce à un contrat rural signé en 1985, il possède notamment un sol pavé et une barre à laver destinée à suspendre le linge.
Le second se trouve rue du Port de Vaux. Lui aussi a été restauré par la commune.
Ces lavoirs sont aujourd’hui silencieux. Mais autrefois, ils étaient au cœur de la vie du village.
Imaginez…
Le bruit de l’eau, le battement du linge sur la pierre et les conversations des lavandières.

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